Accueil > Sonorisation et musique d'ambiance > La musique et ses effets comportementaux

VOLUME
Une étude faite en 1966 par Cain – Smith et Curnow a démontré pour la première fois l’impact du volume sur le comportement du consommateur. Après avoir varié l’intensité sonore d’une trame musicale dans des établissements à grande surface, ils ont noté que celle-ci n’affectait pas le volume d’achats des clients, mais que les gens passaient plus de temps dans le magasin lorsque l’intensité de la diffusion de la musique était faible*.

On passe donc plus de temps dans un endroit où le volume de la musique est moins élevé.

TEMPO
Effet sur les mouvements…
Le travail expérimental du chercheur Milliman en 1982 a révélé qu’une musique lente incite les consommateurs à un flux de déplacement plus lent tandis qu’un tempo rapide génère une vitesse de déambulation plus rapide*.

Effet sur les achats du client…
En ce qui a trait aux achats, un tempo lent provoque une augmentation des ventes de 38 %. Un tempo lent a ainsi permis de dégager une marge brute supérieure de près de 15 % à celle obtenue avec un tempo rapide*.

STYLE
Une expérience réalisée dans un magasin de vins en 1993 par Areni et Kim démontre clairement que le style de musique a un effet sur le comportement du consommateur. Le montant moyen des achats par client était de 7,43 $ à l’écoute de musique classique, mais de seulement 2,17 $ avec le « Top 50 » en trame de fond! Le nombre de bouteilles achetées n’était pas différent, mais la qualité l’était en raison du caractère prestigieux de la musique classique. Il a été démontré que la diffusion d’une musique française provoquera plus d’achats de vins français, de même qu’une musique allemande favorisera nettement l’achat de vins allemands*.

PERCEPTION TEMPORELLE
En général, il est évident que pour tous les commerces, la musique d’ambiance est profitable! C’est aussi vrai pour son influence sur le temps passé dans un établissement :

Dans un centre médical…
Stratton (1992) a démontré qu’une musique d’ambiance diffusée dans une salle d’attente incitait les gens à évaluer le temps passé à la clinique comme moins long que lorsqu’aucune musique n’était présente.

Dans un commerce de détail…
Sur la côte ouest, une chaîne d’épicerie modifie au cours de la journée le genre de musique diffusé dans ses magasins afin de soulager le stress de l’acheteur et de rendre son expérience plus agréable. On a aussi constaté des effets positifs sur la satisfaction du personnel.

Dans les centres commerciaux...
Le Groupe Ivanhoe CDP, une société immobilière de Montréal, a commandé en 1999 une étude qui constate qu’une musique plus lente incite les consommateurs des centres commerciaux à s’attarder plus longtemps et à porter davantage attention aux articles en vente ainsi qu’aux affiches publicitaires.

Dans un restaurant…
Résultats d’une autre étude de Milliman en 1986 : dans un restaurant, en condition de tempo rapide, un client passe en moyenne 45 minutes à table alors qu’il en passera en moyenne 56 avec la même musique, mais en tempo plus lent. Les clients ont consommé plus de boissons (30,50 $) en tempo lent qu’ils ne l’ont fait en tempo rapide (21,60 $).

Une autre expérience démontre que le prix maximum que les clients sont prêts à payer dans un resto peut augmenter de 15 % lorsque l’on fait jouer de la musique de détente, mais grimpe de plus de 27 % lorsque l’on choisit du jazz!*

* Ces extraits sont tirés de « Workshop Marketing et Gestion », Céline Jacob, Centre National de la Recherche Scientifique et de « Imaginez votre entreprise sans musique! » de la SOCAN.

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